Se procurer du plaisir pour Carine : Carine, 36 ans, est célibataire depuis 2 ans. Elle vit à Paris et travaille dans les relations publiques.
Je me masturbe mais je déteste ce mot. Il est moche ! Je pense qu’il contribue à entretenir le tabou autour de cet acte chez les femmes. Moi, je préfère dire "me procurer un certain plaisir".
Comment la pratiquez-vous ?
Je pratique la masturbation plutôt quand je suis célibataire, car en couple, je ne parle pas de masturbation mais de préliminaires. Quant au lieu, je n’ai jamais fait cela ailleurs que chez moi, dans mon intimité. J'utilise rarement des objets, car je ne trouve pas extraordinaire l’utilisation des vibros.
Vous en pensez quoi ?
Pour moi, la masturbation représente un complément du jeu sexuel, car ce sont d’autres sensations que lors de l’acte d'amour, à deux. Je trouve tout cela normal et je ne comprends pas pourquoi ça reste si tabou alors que beaucoup de personnes le font. En parler ? Oui, les temps ont changé ! Je n'en parle pas couramment, mais il m’arrive d’aborder le sujet entre copines et on se rend vite compte que beaucoup de personnes la pratique. L’inverse serait bien dommage !
Julien, une pratique naturelle :
Je me masturbe mais je n'en parle pas ouvertement. En même temps, ce n’est pas une chose que l'on raconte comme ça à tout le monde. Je trouve que ce sujet est encore tabou, même si on sait que tous les garçons l'on déjà fait et le font encore. On dirait que ce geste est dans la nature de l’homme sans être totalement accepté.
Comment la pratiquez-vous ?
Quand je suis excité par un film ou alors quand je n'ai pas eu de relations sexuelles depuis un petit moment. Il peut m'arriver de ne pas le faire pendant plusieurs semaines. Je pense que c’est lié à l’activité sexuelle que j'ai avec ma copine. Si on ne fait pas l'amour pendant un moment, il m'arrive alors de me masturber. Je le fais toujours dans ma chambre et je ne me vois pas m'y adonner dans des lieux publics ou chez d’autres personnes. Mais je sais que certains le font entre potes devant un film X. Moi, c'est pas mon truc, je trouve que c'est privé !
Vous en pensez quoi ?
Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Je trouve ça naturel et je ne vois pas pourquoi cela devrait être à proscrire. Les pratiques sexuelles sont des choses qui nous sont propres et non discutables si évidemment cela ne dépasse pas la légalité. Le fait que ça reste tabou, je le comprends plus ou moins.
Peut-être parce qu'on n'en parle pas facilement. Je ne me vois pas évoquer le sujet avec mes parents ou mes amis.
Et puis subsiste ce côté honteux sur le fait de se masturber. Pourtant ça me semble naturel chez l’homme, moins chez la femme, car encore entré dans les moeurs.
Pour connaître son corps, par Judith : Judith, 27 ans, vit en couple dans la région parisienne et travaille dans la presse.
Je me masturbe de temps en temps, non pas par insatisfaction quant à ma vie sexuelle avec mon partenaire. Je considère ce geste comme un moyen de se faire plaisir, seule, ça détend... Et ça marche à tous les coups ! C’est aussi un moyen de mieux connaître son corps. Je pense avoir découvert la masturbation en primaire, mais à l’époque, je ne savais pas ce que cela signifiait. C’était agréable, donc je le faisais… Comment la pratiquez-vous ?
Je n’utilise aucun objet. Le faire rendrait la chose plus concrète, et là, je pense que j’en éprouverais de la honte. Et je m'y adonne toujours chez moi, il va sans dire…
Vous en pensez quoi ?
Je n’en parle à personne, même à mes amies les plus proches. C’est également un sujet tabou entre mon ami et moi. Je considère que c’est un acte intime, personnel, et jamais je ne pourrais le faire devant lui.
Pourtant c’est un acte naturel. Je ne pense pas que l’on puisse avoir une sexualité satisfaisante si on ne sait pas se procurer du plaisir soi-même. Mais c'est un jardin secret. Je comprends que les gens, et surtout les femmes, aient du mal à en parler. C’est tellement personnel !
Il y a aussi tout un arrière-plan social derrière cette gêne à en parler. Les femmes et le plaisir, ce fut longtemps un sujet tabou…
La masturbation et le couple, Anaïs et Robin : Anaïs et Robin, 29 et 32 ans, sont mariés depuis 3 ans et vivent à Lille. Anaïs ne travaille pas et Robin est ingénieur en informatique.
Anaïs : Je me suis déjà masturbée de temps en temps quand Robin était absent longtemps. C'était le besoin naturel d'un plaisir sexuel. Par contre, quand mon mari est là, je ne m'y adonne jamais.
Robin : Je le fais comme tous les hommes, pas plus pas moins qu'une masturbation nécessaire. C'est un plaisir solitaire et sain.
Comment la pratiquez-vous ?
Robin : Seul devant la télé, dans mon lit, dans la salle de bain.
Anaïs : J'ai utilisé des vibros une ou deux fois mais j'ai préfèré me donner du plaisir manuellement. Robin, je sais qu'il le fait parfois quand on est dans la maison et que je m'occupe des enfants. Cela ne me dérange pas, car il est discret.
Vous en pensez quoi ?
Robin : Anaïs ne se masturbe pas seule mais si elle le faisait, je n'en serais pas choqué. Je comprends que les femmes soient plus gênées que les hommes pour en parler, même si je pense que les secrets tombent autour de ce sujet.
Anaïs : Je n'en ai jamais parlé ouvertement avec quelqu'un d'autre que mon mari. Je n'aime pas les gens qui s'étalent sur leur intimité. Ensuite, quand il s'agit de l'acte sexuel en couple, ce n'est pas de la masturbation pour moi.
S’aimer soi-même par clarisse : Clarisse, 41 ans, est divorcée avec deux enfants. Elle a un ami en ce moment. Elle travaille dans le tourisme à Lyon.
Je me masturbe depuis que je suis toute petite même si, au début, je ne savais pas ce que c'était, mais ça me faisait du bien. Adulte, c'est devenu une pratique toujours aussi naturelle. Me donner du plaisir solitaire, ça m'arrive suivant les périodes. C'est en fonction de mes rapports sexuels : ça peut aller de tous les jours, à une fois par semaine.
Comment la pratiquez-vous ?
Chez moi, quand je suis à l'aise, dans mon lit, le canapé, sous la douche. Je n'utilise pas des objets à chaque fois, mais ça m'arrive de temps en temps. J'aime bien les boules de geisha, le jet de la douche et je pense m'acheter un vibro.
Vous en pensez quoi ?
C'est un moyen de se faire du bien, et de satisfaire un besoin. Se donner du plaisir, c'est une façon de s'aimer soi-même ! Je n'ai pas honte de ce plaisir solitaire. J'en parle mais je ne le crie pas sur tous les toits. C'est pour moi quelque chose de sain et naturel, qui, à mon avis, n'a rien de culpabilisant, mais l'acte en lui-même en revanche ne fait partie que de ma vie intime qui ne regarde personne d'autre que moi.
Une pratique saine pour fred : Fred, 38 ans, est marié depuis 8 ans. Il est commercial et travaille à Paris.
C'est un peu bête de répondre ça mais comme tout homme normalement constitué, je me masturbe. C'est une pratique que je n'envisage aujourd'hui plus de la même façon que quand j'avais 20 ans ou que j'étais célibataire. Pour moi, c'est tout ce qu'il y a de plus sain.
Comment la pratiquez-vous ?
Seul car à plusieurs, ce n'est pas mon truc. Je l'ai fait avec des potes devant des films quand j'étais ado et que je découvrais mon corps. Aujourd'hui, grâce à ma femme, j'en ressens nettement moins le besoin. Si je le fais, c'est seul devant un film la nuit par exemple, lors d'une insomnie. Enfin, j'ai besoin d'intimité...
Vous en pensez quoi ?
Je suis content, car le sexe et les discussions sur le sujet ne sont plus aussi tabous. Avant, quand on en parlait, c'était vulgaire ou pour rire. Aujourd'hui, on parle de sexe plus librement, même si tous les tabous ne sont pas levés.
La masturbation masculine n'est pas cachée, contrairement à celle des femmes qui est plus secrète. Ma femme a mis un an à m'avouer qu'elle se masturbait de temps en temps. Je pense que les moeurs vont encore évoluer, mais il faut respecter la sensibilité de chacun, les gens qui sont à l'aise pour en parler et les autres !



Je suis mince. On choisit un modèle en matière épaisse pour renflouer un peu nos mollets de coq: laine côtelée ou coton épais. On peut aussi se permettre des imprimés ou des couleurs flashy pour donner du relief à la jambe. Question longueur, on préfère le modèle mi-mollet si on est mince et grande, et la version à la cheville si on est fine et petite. Pour le style, en version 1,70 m et plus, on peut tout se permettre, avec un short ou une jupe, y compris le porter comme un pantalon, avec une blouse, des ballerines ou des talons. Si on est petite, on l'associe simplement à une tunique qui tombe sous les fesses pour ne pas tasser la silhouette.

Le sexe, en parlez-vous facilement ? La chaîne Canal+ décide d'ouvrir la discussion sur les pratiques sexuelles, telles que les plaisirs solitaires, les fantasmes ou la fellation, dans une série événement : Confidences*.
A pratiquer sans se forcer par Léa :
À deux, on est plus efficaces ?
65% des hommes sont catégoriques: la simulation, eux, jamais ! Les femmes ne sont que 43,6%. 20% des femmes atteignent l'extase à chaque fois. Soit une sur cinq seulement... 45% des hommes qui n'ont pas pris leur pied...préfèrent la boucler. Et roupiller ensuite ?
60% des femmes* évoquent leur insatisfaction dans le couple pour justifier leur infidélité. Une manière de revendiquer son droit au bonheur. Le temps où madame devait accepter sa condition sans ouvrir la bouche est révolu ! L’abnégation de soi et de ses désirs : non merci !
Comme à l’Assemblée, vous envisagez de rééquilibrer la balance hommes-femmes dans l’hémicycle de l’infidélité ! En gros, si monsieur a pu le faire et bien vous aussi ! Certaines femmes trompées, au lieu d'en discuter ou de prendre une décision quant à l’avenir de leur couple, préfèrent se faire justice en rendant au perfide compagnon la monnaie de sa pièce… En le trompant à son tour !












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