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Micro Trottoir

Je pensais que je n'aimais pas ça...

Déjà petite, on se trompait : on croyait qu'on n'aimerait jamais les légumes ni les garçons. En grandissant, c'est tout pareil. On pense détester un tas de choses jusqu'au jour où... on change d'avis !

Peut-être mon Christian avait-il un peu abusé du champagne.
Normal, on était au mariage de ma meilleure amie. Et c'était moi qui avais attrapé le bouquet. Et là, moi qui avais toujours proclamé mon aversion irréductible pour le mariage, je vois Christian qui récupère ledit bouquet, s'agenouille et demande ma main devant tout le monde ! Je pouvais faire quoi, là ? Eh ben j'ai dit OUI ! J'ai un peu râlé ensuite. N'empêche, le jour J, dans nos tenues de mariés, on était magnifiques, pas neuneu du tout !

Mélanie, 25 ans, commerciale

Je m'étais acheté un maillot sublime, cher et over fashion.
Je partais en vacances, près de Rome, je voulais assurer ! On m'avait vanté une super plage, je me mets à sa recherche. Je trouve, et là, je me rends compte que... tout le monde avait oublié son maillot ! J'ai vite senti que j'avais intérêt à faire « couleur locale », même si ça me faisait mal au coeur ! Et pourtant, trente minutes plus tard, je me régalais : la caresse de l'eau, de l'air wouaou ! J'étais liiiibre !

Caroline, 28 ans, musicienne

Je suis nulle en leggings

Petite, ronde, grande ou mince, il va (presque) à toutes. Suffit de trouver le bon look pour le porter.

Je suis mince. On choisit un modèle en matière épaisse pour renflouer un peu nos mollets de coq: laine côtelée ou coton épais. On peut aussi se permettre des imprimés ou des couleurs flashy pour donner du relief à la jambe. Question longueur, on préfère le modèle mi-mollet si on est mince et grande, et la version à la cheville si on est fine et petite. Pour le style, en version 1,70 m et plus, on peut tout se permettre, avec un short ou une jupe, y compris le porter comme un pantalon, avec une blouse, des ballerines ou des talons. Si on est petite, on l'associe simplement à une tunique qui tombe sous les fesses pour ne pas tasser la silhouette.

Je suis ronde. On le choisit dans une matière fine en coton, jersey uni, de préférence noir, longueur à la cheville. L'idée, c'est de donner du style à la silhouette sans trop attirer le regard là où il ne faut pas. Pour le porter, on joue sur les volumes en trichant avec une tunique ou une robe-pull évasée vers le bas et on la ceinture juste au-dessus des hanches. L'amplitude du haut contraste avec le volume de la jambe. Que l'on soit petite ou grande, mieux vaut l'accessoiriser d'une paire de talons, ça affine.

A éviter. Les modèles brillants, trop Véronique & Davina, et les flashy si on n'est pas sûre à 100% de son look. On reste sobre en total black.

Côté shopping, on en prend un seul mais bien choisi : modèle long en jersey vendu par pack de deux chez H&M à 9,90 euros, modèles en coton de chez American Apparel à 22 euros dispo dans toutes les couleurs, un basique noir mi-mollet à 12,50 euros chez Sinequanone. Les must : Wolford et Gerbe autour de 25 euros.

Merci à Eléonore Chedeville, www.personnalshopperparis.com.

Spéciales ventes privées grandes marques!! Contactez moi pour être parainées !! 

SEXUALITE

Samedi 24 février 2007

Se procurer du plaisir pour Carine : Carine, 36 ans, est célibataire depuis 2 ans. Elle vit à Paris et travaille dans les relations publiques. 
Je me masturbe mais je déteste ce mot. Il est moche ! Je pense qu’il contribue à entretenir le tabou autour de cet acte chez les femmes. Moi, je préfère dire "me procurer un certain plaisir".
 
Comment la pratiquez-vous ?
Je pratique la masturbation plutôt quand je suis célibataire, car en couple, je ne parle pas de masturbation mais de préliminaires. Quant au lieu, je n’ai jamais fait cela ailleurs que chez moi, dans mon intimité. J'utilise rarement des objets, car je ne trouve pas extraordinaire l’utilisation des vibros.
Vous en pensez quoi ?
Pour moi, la masturbation représente un complément du jeu sexuel, car ce sont d’autres sensations que lors de l’acte d'amour, à deux.  Je trouve tout cela normal et je ne comprends pas pourquoi ça reste si tabou alors que beaucoup de personnes le font. En parler ? Oui, les temps ont changé ! Je n'en parle pas couramment, mais il m’arrive d’aborder le sujet entre copines et on se rend vite compte que beaucoup de personnes la pratique. L’inverse serait bien dommage !

Julien, une pratique naturelle : Julie n, infirmier, vit chez ses parents, dans le sud de la France. Il a une relation sérieuse avec son amie.
Je me masturbe mais je n'en parle pas ouvertement. En même temps, ce n’est pas une chose que l'on raconte comme ça à tout le monde. Je trouve que ce sujet est encore tabou, même si on sait que tous les garçons l'on déjà fait et le font encore. On dirait que ce geste est dans la nature de l’homme sans être totalement accepté.     
Comment la pratiquez-vous ?
Quand je suis excité par un film ou alors quand je n'ai pas eu de relations sexuelles depuis un petit moment. Il peut m'arriver de ne pas le faire pendant plusieurs semaines. Je pense que c’est lié à l’activité sexuelle que j'ai avec ma copine. Si on ne fait pas l'amour pendant un moment, il m'arrive alors de me masturber. Je le fais toujours dans ma chambre et je ne me vois pas m'y adonner dans des lieux publics ou chez d’autres personnes. Mais je sais que certains le font entre potes devant un film X. Moi, c'est pas mon truc, je trouve que c'est privé ! 

Vous en pensez quoi ?
Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Je trouve ça naturel et je ne vois pas pourquoi cela devrait être à proscrire. Les pratiques sexuelles sont des choses qui nous sont propres et non discutables si évidemment cela ne dépasse pas la légalité. Le fait que ça reste tabou, je le comprends plus ou moins.
Peut-être parce qu'on n'en parle pas facilement. Je ne me vois pas évoquer le sujet avec mes parents ou mes amis.
Et puis subsiste ce côté honteux sur le fait de se masturber.  Pourtant ça me semble naturel chez l’homme, moins chez la femme, car encore entré dans les moeurs.

Pour connaître son corps, par Judith : Judith, 27 ans, vit en couple dans la région parisienne et travaille dans la presse.
Je me masturbe de temps en temps, non pas par insatisfaction quant à ma vie sexuelle avec mon partenaire. Je considère ce geste comme un moyen de se faire plaisir, seule, ça détend... Et ça marche à tous les coups ! C’est aussi un moyen de mieux connaître son corps. Je pense avoir découvert la masturbation en primaire, mais à l’époque, je ne savais pas ce que cela signifiait. C’était agréable, donc je le faisais… Comment la pratiquez-vous ?
Je n’utilise aucun objet. Le faire rendrait la chose plus concrète, et là, je pense que j’en éprouverais de la honte. Et je m'y adonne toujours chez moi, il va sans dire…  
Vous en pensez quoi ? 
Je n’en parle à personne, même à mes amies les plus proches. C’est également un sujet tabou entre mon ami et moi. Je considère que c’est un acte intime, personnel, et jamais je ne pourrais le faire devant lui.
Pourtant c’est un acte naturel. Je ne pense pas que l’on puisse avoir une sexualité satisfaisante si on ne sait pas se procurer du plaisir soi-même. Mais c'est un jardin secret. Je comprends que les gens, et surtout les femmes, aient du mal à en parler. C’est tellement personnel !
Il y a aussi tout un arrière-plan social derrière cette gêne à en parler. Les femmes et le plaisir, ce fut longtemps un sujet tabou…

 

La masturbation et le couple, Anaïs et Robin : Anaïs et Robin, 29 et 32 ans, sont mariés depuis 3 ans et vivent à Lille. Anaïs ne travaille pas et Robin est ingénieur en informatique.
Anaïs
: Je me suis déjà masturbée de temps en temps quand Robin était absent longtemps. C'était le besoin naturel d'un plaisir sexuel. Par contre, quand mon mari est là, je ne m'y adonne jamais.
Robin : Je le fais comme tous les hommes, pas plus pas moins qu'une masturbation nécessaire. C'est un plaisir solitaire et sain.

Comment la pratiquez-vous ?
Robin : Seul devant la télé, dans mon lit, dans la salle de bain.
Anaïs : J'ai utilisé des vibros une ou deux fois mais j'ai préfèré me donner du plaisir manuellement. Robin, je sais qu'il le fait parfois quand on est dans la maison et que je m'occupe des enfants. Cela ne me dérange pas, car il est discret.
Vous en pensez quoi ?
Robin : Anaïs ne se masturbe pas seule mais si elle le faisait, je n'en serais pas choqué. Je comprends que les femmes soient plus gênées que les hommes pour en parler, même si je pense que les secrets tombent autour de ce sujet.
Anaïs : Je n'en ai jamais parlé ouvertement avec quelqu'un d'autre que mon mari. Je n'aime pas les gens qui s'étalent sur leur intimité. Ensuite, quand il s'agit de l'acte sexuel en couple, ce n'est pas de la masturbation pour moi.

S’aimer soi-même par clarisse : Clarisse, 41 ans, est divorcée avec deux enfants. Elle a un ami en ce moment. Elle travaille dans le tourisme à Lyon.
Je me masturbe depuis que je suis toute petite même si, au début, je ne savais pas ce que c'était, mais ça me faisait du bien. Adulte, c'est devenu une pratique toujours aussi naturelle. Me donner du plaisir solitaire, ça m'arrive suivant les périodes. C'est en fonction de mes rapports sexuels : ça peut aller de tous les jours, à une fois par semaine.

Comment la pratiquez-vous ?
Chez moi, quand je suis à l'aise, dans mon lit, le canapé, sous la douche. Je n'utilise pas des objets à chaque fois, mais ça m'arrive de temps en temps. J'aime bien les boules de geisha, le jet de la douche et je pense m'acheter un vibro.
Vous en pensez quoi ?
C'est un moyen de se faire du bien, et de satisfaire un besoin. Se donner du plaisir, c'est une façon de s'aimer soi-même ! Je n'ai pas honte de ce plaisir solitaire. J'en parle mais je ne le crie pas sur tous les toits. C'est pour moi quelque chose de sain et naturel, qui, à mon avis, n'a rien de culpabilisant, mais l'acte en lui-même en revanche ne fait partie que de ma vie intime qui ne regarde personne d'autre que moi.

 

Une pratique saine pour fred : Fred, 38 ans, est marié depuis 8 ans. Il est commercial et travaille à Paris.
C'est un peu bête de répondre ça mais comme tout homme normalement constitué, je me masturbe. C'est une pratique que je n'envisage aujourd'hui plus de la même façon que quand j'avais 20 ans ou que j'étais célibataire. Pour moi, c'est tout ce qu'il y a de plus sain.

Comment la pratiquez-vous ?
Seul car à plusieurs, ce n'est pas mon truc. Je l'ai fait avec des potes devant des films quand j'étais ado et que je découvrais mon corps. Aujourd'hui, grâce à ma femme, j'en ressens nettement moins le besoin. Si je le fais, c'est seul devant un film la nuit par exemple, lors d'une insomnie. Enfin, j'ai besoin d'intimité...
Vous en pensez quoi ?
Je suis content, car le sexe et les discussions sur le sujet ne sont plus aussi tabous. Avant, quand on en parlait, c'était vulgaire ou pour rire. Aujourd'hui, on parle de sexe plus librement, même si tous les tabous ne sont pas levés.
La masturbation masculine n'est pas cachée, contrairement à celle des femmes qui est plus secrète. Ma femme a mis un an à m'avouer qu'elle se masturbait de temps en temps. Je pense que les moeurs vont encore évoluer, mais il faut respecter la sensibilité de chacun, les gens qui sont à l'aise pour en parler et les autres !

Par Julie animatrice du blog !
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Lundi 26 février 2007

Le sexe, en parlez-vous facilement ? La chaîne Canal+ décide d'ouvrir la discussion sur les pratiques sexuelles, telles que les plaisirs solitaires, les fantasmes ou la fellation, dans une série événement : Confidences*.
Cette série d'un genre nouveau, fondée sur une importante recherche documentaire met en scène 8 amis qui se confient sur leur sexualité, avec émotion et humour, tout en parlant d'amour.

La fellation comme préliminaire pour Pierre : Pierre, 28 ans, vendeur à Paris, vit en couple depuis deux ans et pense se marier bientôt.
J'aime qu'une femme me fasse une fellation. J'en retire des sensations que l'on n'éprouve pas autrement. C’est excitant avant l'acte sexuel lui-même, et pendant l’amour, un moyen de faire durer le plaisir.
De plus, une fille qui pratique la fellation nous communique son envie, son désir. Je comprendrais qu'elle ne veuille pas le faire sans aucun problème. Je ne vais certainement pas la forcer si elle ne le sent pas, ou ne trouve pas ça bien.
Maintenant, j'avoue que jaime bien et je serais déçu de passer à côté de ce jeu qui est un très bon préliminaire.
Mais je trouve que la fellation est vraiment un geste très intime, comparativement au cunnilingus, mieux désacralisé. Il faut donc en parler... comme me dit ma copine, un dialogue nécessaire pour le couple et le sexe !  

 

A pratiquer sans se forcer par Léa : Léa, 26 ans, est institutrice en Normandie. Elle est célibataire en ce moment.
Je ne fais pas de fellation, ça me bloque. Je peux comprendre que ce soit bien pour un mec, comme le cunnilingus l’est pour nous, mais...
Je pourrais le faire pour son plaisir, parfois je me dis «fais un effort», mais je ne veux pas me forcer... alors je m'abstiens ! Les mecs savent à quoi s’attendre : j'en discute avec eux, ils sont donc au courant, pas de surprise ! 
Dans la vision que j’ai d’une relation, ce qui prime, c’est le dialogue. Aucun mec ne m'a jamais forcé la main. Je suis peut-être chanceuse ! Je ne dis pas que je ne le ferai jamais. J’ai bien sûr essayé mais pour le moment, je n’ai pas envie de réitérer.
Je pense qu'avec "l’homme de ma vie", je reconsidérerai la question. Pour le moment, personne n’est malheureux, c’est le principal !

 

Le sexe oral selon Justine et Thomas : Justine et Thomas, 33 ans, sont mariés depuis 5 ans. Elle est professeur de français et lui est infirmier. Ils vivent à Agen. 
Thomas :
On ne s'est jamais posé de question sur le sujet. C'est venu naturellement dans l'acte. Je ne me suis pas dit, je vais faire un cunni à ma femme. Je n'aime pas l'acte sexuel programmé. La fellation ou le cunnilingus sont des techniques de plaisir qui font partie de l'intime.
Justine : Moi, je n'aime pas trop en parler ouvertement. Une fois, chez des collègues, le sujet de la fellation a été lancé et j'étais très gênée. Je peux comprendre que des femmes soient dérangées par l'odeur ou la pratique elle-même.
Th. : De toute façon, je suis convaincu que c'est une question d'harmonie du couple et de confiance. Mais je me souviens du jour où nous avons fait un "69", c'était génial car Justine et moi, nous étions seuls au monde. Maintenant, il ne faut pas être coincé, le sexe et ses pratiques sont sains. Après, à chacun sa façon de faire !

Les plaisirs assumés de Clara : Clara, 37 ans, coiffeuse à Lille, est divorcée et remariée. 
Je suis une inconditionnelle des plaisirs oraux. Aujourd'hui, les femmes en parlent enfin plus librement. On ne passe plus pour des folles du sexe quand on dit que faire une fellation est appréciable.
J'avais peur quand j'étais jeune et j'ai eu à nouveau ce frisson quand j'ai rencontré mon second époux. On se demande toujours si l'homme va aimer... c'est stupide ! Je pense que les hommes se posent moins de questions que nous.
Ce jeu sexuel du cunnilingus et de la fellation, j'en raffole. Et ça me fait rire d'en parler avec ma meilleure amie. Nous sommes moins crues que les hommes, qui usent d'expressions pas très excitantes pour en parler.
Ce qui est certain, c'est que le cunnilingus procure des sensations indescriptibles et même en vieillissant...

La confiance par Annie et François : Annie, 25 ans, est kiné, et François, 30 ans, policier. Ils vivent en couple depuis 2 ans en Bretagne.
François : Je ne suis pas bloqué, je prends du plaisir à faire un cunnilingus à ma copine. De plus, c'est un plaisir partagé !
Annie : Moi, il m'a fallu un peu de temps pour faire une fellation à François, car c'est très intime pour moi, et sans histoire sérieuse, je ne peux pas me lâcher.
F. : Nous allons dans des sex-shops pour rire et découvrir de nouvelles choses, après... ça nous regarde ! J'ai parlé une fois de sexe très sérieusement avec un ami, sinon au travail, avec les collègues, nous blaguons comme je le faisais avec des potes étant jeune.
A. : Je ne suis pas coincée, j'aime faire l'amour. Pourtant, en parler avec des amis proches, là j'ai du mal.

Les sensations éprouvées par Olivier : Olivier, 39 ans, est marié. Il est fonctionnaire et vit à Fréjus.
Franchement, la fellation procure des sensations uniques et j'avoue que j'aurais été déçu si ma femme n'avait pas aimé. Mais bon, la vie sexuelle est un partage donc je l'aurais accepté...
Le cunnilingus me semble plus naturel dans sa pratique et dans la tête des gens. Pourquoi ? Je ne sais pas ! Le tabou autour de la fellation relève sans doute de la façon d'en parler. Quand les mecs disent "tailler une pipe", cela prend un sens péjoratif, et pour les femmes, c'est une mauvaise image de l'acte. Après, cela dépend de la situation, de l'âge, etc. Moi-même, j'utilisais des mots pas toujours très fins pour en parler quand j'étais jeune.
La fellation n'est pas une fin en soi, et je pense que le temps et le dialogue sont de bonnes choses pour démystifier cet acte finalement naturel.

 

Par Julie animatrice du blog !
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Samedi 17 mars 2007

À deux, on est plus efficaces ?
Pas forcément, mais cela peut être plus tendre et moins mécanique qu’un simple exercice musculaire pratiqué seule.
Les exercices en duo peuvent être l'occasion d'un petit jeu érotique, de surprendre votre amoureux aussi.
La gym à deux, c’est seulement si cela vous est agréable... à vous et à votre partenaire.
Si vous le prenez comme une corvée, que vous n'assumez pas très bien, alors c’est à éviter totalement !

 

Au moment d’une pénétration vaginale 
Quand son pénis est dans votre vagin, contractez vos muscles vaginaux autour. Et répétez plusieurs fois ce mouvement, au moins une dizaine de fois. Puis faites une pause et recommencez.      
Avec sa participation en lui demandant ce qu’il ressent
Est-ce que cela serre ? Un peu ? Beaucoup ? Pas du tout ? S’il a l'impression que vous ne serrez pas alors que vous vous effrocez à le faire, il peut ne ressentir qu'un simple petit mouvement intérieur. C’est que vos muscles sont très peu puissants et que la gym vous fera beaucoup de bien ! Dans quelques semaines, il vous fera part de la différence.       
Ou en lui demandant de participer activement
Lui aussi possède des muscles et peut pratiquer la gym ! Quand il les contracte, il fait bouger son pénis dans votre vagin. À votre tour de lui dire ce que vous ressentez…
      
En complément avec la gym en solo
Pour qu’elles soient efficaces, il faut au moins une soixantaine de contractions par jour. C’est un entraînement souvent difficile à pratiquer si l’on veut uniquement s'exercer en couple.
En revanche, la pratique à deux est un excellent complément de la gym solo, car elle est tout de même nettement plus érotique. Et vous réaliserez rapidement combien c’est agréable d’avoir de bons muscles...

 

Par Julie animatrice du blog !
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Lundi 2 avril 2007

65% des hommes sont catégoriques: la simulation, eux, jamais ! Les femmes ne sont que 43,6%. 20% des femmes atteignent l'extase à chaque fois. Soit une sur cinq seulement... 45% des hommes qui n'ont pas pris leur pied...préfèrent la boucler. Et roupiller ensuite ?

 

Simulez-vous le plaisir...
- A chaque fois
Femmes : 1,8 % / Hommes : 4,3 %
- Souvent/de temps en temps
Femmes : 11,8 % / Hommes : 6,4 %
- Rarement
Femmes : 16,1 % / Hommes : 11,6 %
- Jamais
Femmes : 43,6 % / Hommes : 65,4 %
- Ne souhaitent pas s'exprimer
Femmes : 26,6 % / Hommes : 12,3 %

Ce qu’on en dit : Je t'en pose des questions ? T'es de la police peut-être?
L'avis du psychothérapeute : « En pratique, rares sont celles qui vivent volontairement une simulation genre "je hurle comme une bête et je ne ressens rien". C'est rare, voire pathologique. Mais 43,6 % des femmes, c'est important. Evidemment, on peut parfois pousser des soupirs tout à fait exagérés par rapport aux sensations physiques éprouvées. C'est comme un cadeau qu'on offre à l'autre pour le rassurer et pas toujours une façon de se débarrasser du problème... Eux aussi poussent souvent des soupirs proportionnellement supérieurs à ce qu'ils éprouvent physiquement. »

 

Avez-vous un orgasme...
- A chaque fois
Femmes : 20,4 % / Hommes : 48,6 %
- Souvent/de temps en temps
Femmes : 47,3 % / Hommes : 36 %
- Rarement
Femmes : 3,3 % / Hommes : 0,9 %
- Jamais
Femmes : 0,4 % / Hommes : 1,7 %
- Ne souhaitent pas s'exprimer
Femmes : 27,7 % / Hommes : 12,6 %

Ce qu’on en dit : Debout les gars, réveillez-vous, il va falloir en mettre un coup!
L'avis du psy : «Ce qui m'intéresse, c'est ce chiffre de 27,7 % des femmes qui refusent de dire si oui ou non elles ont un orgasme. Ce qu'elles disent par là c'est "Est-ce qu'il y a vraiment un nirvana auquel je n'ai pas accès?" Ce refus est une forme de protection : "Qu'on arrête de m'embêter avec cette course à l'orgasme." L'autre chiffre éloquent est le 48,6 % des hommes qui déclarent avoir un orgasme à chaque rapport. Moins d'un homme sur deux... alors qu'on pense que c'est systématique. Eux aussi d'ailleurs ont tendance à confondre éjaculation et orgasme. »


Lorsque vous n'avez pas d'orgasme, le dites-vous à votre partenaire ?
- A chaque fois
Femmes : 25,3 % / Hommes : 14,5 %
- Souvent/de temps en temps
Femmes : 26,7 % / Hommes : 19,9 %
- Rarement
Femmes : 15,5 % / Hommes : 20,2 %
- Jamais
Femmes : 32 % / Hommes : 44,8%

Ce qu’on en dit : Mais où tu vas? Roooh, si on peut plus rien dire...
L'avis du psy : « Dire "je n'ai pas eu d'orgasme" pour un homme n'est pas encore vraiment autorisé aujourd'hui. Ca met à mal son statut d'homme agressif, vaillant, conquérant. La preuve, environ 3 hommes sur 10 déclarent avouer à leur partenaire qu'ils n'ont pas eu de plaisir. Mais 7 hommes sur 10 se taisent. Et ce mutisme est facilité par le fait que les femmes sont très peu nombreuses à se poser des questions sur la sexualité de leur conjoint. Beaucoup pensent d'ailleurs que c'est automatique, alors que non. Car, même si la majorité des femmes s'interrogent sur leur propre sexualité, rares sont celles  prêtes à entendre les doutes de leurs amants. Elles préfèrent plutôt croire que l'autre est assis sur des bases solides. Ca revient à dire égoïstement "quand moi je doute, toi, ne te pose pas de questions". Ce chiffre est donc une façon pour eux de proclamer : "Nous ne sommes pas si forts que ça". Il faudrait que les femmes aient plus le courage de les écouter et que les hommes osent enfin se montrer tels qu'ils sont. Car en matière de sexualité, il est impossible de s'asseoir sur des certitudes ou des pseudo-normalités. La preuve... »

 

Par Julie animatrice du blog !
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Lundi 25 juin 2007

Quand on s’intéresse à la sexualité féminine (et on s’y intéresse tous !), on a l’impression que les filles sont séparées en 2 populations distinctes : les clitoridiennes et les vaginales. Comme si elles devaient choisir leur camp, comme si c’était l’un ou l’autre qui fonctionnait en s’excluant mutuellement.

Toutes les femmes sont clitoridiennes !
En effet, l’organe du plaisir sexuel féminin, c’est le clitoris. Il ne sert qu’au plaisir, et c’est le seul organe humain qui est dans cette situation. Le pénis, lui sert à uriner et à éjaculer du sperme. Au bout du clitoris se trouve un gland qui ressemble, en miniature et sans ouverture, au gland du pénis. Il est aussi sensible, sinon plus, puisqu’il possède trois fois plus de capteurs de plaisir que le gland pénien ! Ainsi, la plupart des femmes atteignent l’orgasme par caresses clitoridiennes, qu’il s’agisse de caresses manuelles, buccales, de frottements, de pressions plus ou moins douces ou appuyées.
Un point à noter pour insister sur ce plaisir venant du clitoris : lors de la masturbation féminine, seules 5 % des femmes touchent l’intérieur de leur vagin, et encore, chez ces femmes, pour la plupart, il s’agit d’accompagner une stimulation clitoridienne. Alors, le plaisir qui vient du vagin n’est pas si évident, si naturel qu’on l’imagine…

Le rôle du vagin et l’orgasme vaginal
Le vagin est toujours important dans l’orgasme féminin ! Pourquoi ? Parce que si le clitoris est le « starter » du plaisir féminin, le vagin en est l’effecteur. En effet, un orgasme clitoridien est toujours aussi vaginal. En effet, au moment de l’orgasme, le vagin se contracte de manière involontaire et rythmique. On observe 3 à 12 contractions, les premières étant puissantes, puis les suivantes de moins en moins fortes.
Alors, qu’est-ce qu’un orgasme vaginal pur ? Il s’agirait d’un orgasme déclenché par les seules stimulations du vagin, sans stimulation du clitoris. C’est relativement rare ! En effet, la moitié des femmes qui disent connaître l’orgasme vaginal expliquent qu’elles ne l’atteignent que si, au même moment, leur clitoris est stimulé !

Vaginal contre clito
Au total, on peut dire que la grande majorité des femmes est clitoridienne, et atteint facilement l’orgasme clitoridien. Parmi ces femmes, un certain nombre (moins de la moitié) atteignent aussi l’orgasme par stimulation du vagin. Une très petite minorité des femmes est purement vaginale. C’est rare, car cela signifie que leur clitoris est insensible, ce qui n’arrive pas souvent !
Un point intéressant : si médicalement, le réflexe de l’orgasme vaginal et celui du clitoridien sont exactement les mêmes (contractions rythmiques et involontaires du vagin), le ressenti est souvent différent. L’orgasme vaginal est ressenti comme profond, large, et l’orgasme clitoridien plus fulgurant, plus pointu, plus superficiel…

Par Julie animatrice du blog !
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Mercredi 25 juillet 2007

60% des femmes* évoquent leur insatisfaction dans le couple pour justifier leur infidélité. Une manière de revendiquer son droit au bonheur. Le temps où madame devait accepter sa condition sans ouvrir la bouche est révolu ! L’abnégation de soi et de ses désirs : non merci !

Archi classique : après quelques années d’union, la femme s’ennuie dans son couple et prend conscience qu’elle n’est pas heureuse. Quoi de plus légitime que de chercher un peu de satisfaction ailleurs si la félicité n’existe plus à la maison ? Le bien-être dans des bras inconnus... peut-être. Mais est-ce réellement la solution idéale sur le long terme ? 

Interrogez-vous très sérieusement, vous souhaitez : sauver son couple en espérant créer une réaction chez son compagnon ? Trouver un remède ponctuel à l’indifférence de monsieur et rendre le quotidien plus agréable ? Ou simplement utiliser un prétexte pour quitter son couple et commencer une autre vie ?
*Sondage Nouvel Observateur/Sofres, 1999

 

Comme à l’Assemblée, vous envisagez de rééquilibrer la balance hommes-femmes dans l’hémicycle de l’infidélité ! En gros, si monsieur a pu le faire et bien vous aussi ! Certaines femmes trompées, au lieu d'en discuter ou de prendre une décision quant à l’avenir de leur couple, préfèrent se faire justice en rendant au perfide compagnon la monnaie de sa pièce… En le trompant à son tour !
Les plus acharnées choisiront avec soin leur complice, qui souvent ne se doute pas du stratagème, en sélectionnant le patron détesté, le meilleur ami ou le petit frère. Plus c’est vicieux, plus ça fait mal. D’autres, désabusées, se feront les griffes sur le premier venu. Attention aux conséquences.
A vous de voir aussi si votre couple sera assez fort pour repartir à zéro après cet ex-aequo quelque peu particulier…

Se sentir désirée : Romantique d’un jour, romantique toujours… ah la nostalgique des émois du début. Aujourd’hui, c’est à peine s’il remarque qu’on a des cheveux teints en vert ! Il nous parle comme à un pote, et encore, s’il est de bonne humeur, et on feint de ne pas remarquer ses yeux baladeurs. Bref, on est prête à hurler : "3615 j’existe !". Alors évidemment, quand notre collègue nous regarde avec la langue pendante dès qu’on porte une jupe, on ne reste pas insensible...
Flattée et rassurée sur son sex-appeal, on se surprend à se pomponner davantage le matin, on s'effleure, on trouve des prétextes pour se retrouver en tête-à-tête… Jusqu’au jour où l’on craque !

Certaines prétendent que cette petite digression a eu un effet bénéfique sur leur couple. En effet, désirées à nouveau, elles ont recommencé à prendre soin d’elles pour séduire. Suite à un astucieux tour de passe-passe, M. l’officiel a commencé à regarder sa douce autrement, à la redécouvrir avec envie… Il est tout de même dommage d’avoir eu à passer par la case "adultère" pour attirer l’attention de son conjoint et pour se prouver qu’on plaisait encore !

 

Le coup de foudre : Crac ! Comme un coup de tonnerre, comme dans un film : le coup de foudre ! On ne sait pas trop ce qui nous arrive. On mène une vie bien tranquille avec son doudou qu’on aime jusqu’au jour où l'on croise la route de l’Homme, celui qui fait chavirer notre cœur et perdre la raison. Du jour au lendemain, on est prête à tout abandonner pour suivre à l’autre bout de la terre, ou jusqu’à l’hôtel du coin, cet inconnu au regard magnétique. Cela ne s’explique pas, c’est comme ça.

Ben voyons… L’amour a bon dos. Mais parle-t-on réellement de sentiments ? N’a-t-on pas davantage à faire à un coup de folie (pour rester correcte) plutôt qu’à un coup de cœur ? Retrouvez vos esprits pour voir clair dans le jeu de cet hidalgo surgi de nulle part.
Non ? Vraiment ? Vous ne pouvez pas résister ? On s’incline. Après tout, on ne vit qu’une fois !

 

Enfin, pour affirmer sa sexualité : Après quelques années de vie en couple, on fait parfois le triste constat que nos ébats ne sont plus à la hauteur de nos espérances. Il faut donc se rendre à l’évidence : on s’ennuie au lit. On prend alors conscience de ses désirs. Malheureusement, le compagnon fait rarement partie du casting.

L’habitude, la peur d’avouer ses véritables envies, la tendresse désérotisante qui s’est installée, la soif de nouveauté et le fait de ne pas complètement assumer ses fantasmes sont autant de raisons qui expliquent ce besoin de trouver un nouveau partenaire sexuel… Sans pour autant quitter le précédant.
Libérée d’un regard familier et d’un éventuel jugement, la femme se déculpabilise en appliquant le fameux adage populaire : "là, où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir !" Mais il est alors indispensable de dissocier amour et sexe afin d’éviter toute confusion des sentiments.

Par Julie animatrice du blog !
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Texte libre

    

  

Micro Trottoir : Je pensais que je n'aimais pas ça...

Déjà petite, on se trompait : on croyait qu'on n'aimerait jamais les légumes ni les garçons. En grandissant, c'est tout pareil. On pense détester un tas de choses jusqu'au jour où... on change d'avis !

 

Le côté « minou sans poils », malgré la mode, ce n'était pas mon truc.
Ca faisait trop petite fille. Mais mon Jules me le réclamait régulièrement. J'ai donc fini par lui faire la surprise, un soir. Au pire, ça allait repousser ! Face à son enthousiasme débordant j'ai décidé de renouveler régulièrement l'opération. D'autant que maintenant il n'hésite plus à descendre « visiter mon paradis »...

Selyiah, 31 ans, publicitaire

Toutes celles qui ont mis longtemps à avoir un bébé le savent.
Le crac-crac obligatoire à chaque période d'ovulation, ça casse l'ambiance. Après cinq mois de ce régime j'avais autant envie de faire l'amour que de m'arracher une molaire. Un « soir ovulation » donc, mon homme m'a proposé... une fessée ! « Ca peut être excitant, non ? ». Là, j'ai hésité entre rire et pleurer. Résultat, 15 minutes plus tard... Ouiii, j'étais une vilaine fille qui mérite bien ça ! J'ai adoré ! Ma libido est remontée en flèche. La preuve ? Elle s'appelle Julie, elle a 8 mois !
Léonie, 28 ans, infirmière

Si on m'avait dit qu'un jour j'allais prendre du bon temps avec des légumes...
... j'aurais rigolé. Pourtant, en partant d'une plaisanterie, Léo et moi on a fait joujou tout l'après-midi avec des carottes. Et il faut bien l'avouer, c'était excellent. Seulement on a poussé un peu le vice. Le soir, on les a lavées, épluchées. Et on en a fait des carottes râpées...

Aurore, 32 ans, femme au foyer

J'étais en voyage à Lisbonne. Le soir, dans un resto chic, je remarque une fille.
Elle me regarde d'un drôle d'air. En France je l'aurais ignorée, puisqu'a priori, je suis complètement hétéro. Mais là, loin de chez moi, sûre que personne ne ferait jamais de ragots... Bref, je me suis retrouvée à boire des coups avec elle, à échanger de lourds sous-entendus dans un anglais de cuisine (« you please me, you are beautiful !), et on a fini au lit. J'ai jamais réessayé depuis. Mais ça m'a bien plu !
Armelle, 34 ans, économiste

Ce qu'il pouvait être lourd avec son obsession pour la sodomie.
Et pourquoi tu veux pas, et pour moi aussi ce sera une première, et tout le monde dit que c'est tellement bon... Bref, un soir, j'ai conclu un marché stupide avec lui : tu arrêtes d'insister pour que je t'accompagne à cette fête (j'avais vraiment pas envie de sortir), et au retour, bon, OK. Finalement... passé le premier moment de surprise et d'appréhension, c'est vrai que ça renouvelle le genre. Maintenant, je me fais nettement moins prier !

Oriane, 35 ans, responsable ressources humaines

L'amour rend myope : Le physique est un atout majeur pour se séduire, mais pas pour se construire. Sur la durée, l'attachement relève de mécanismes inconscients, donc invisibles...

Le physique est un atout majeur pour se séduire, mais pas pour se construire. Sur la durée, l'attachement relève de mécanismes inconscients, donc invisibles...
Les dictons populaires se confirmant souvent, si l'amour ne rend pas aveugle, il perturbe fréquemment la vision. Surtout celle des femmes. Elles semblent en effet fermer les yeux sur les critères physiques plus facilement que les hommes, qui y restent, eux, très sensibles lors de la phase essentielle de l'attirance et de la séduction préludant au sentiment amoureux. « Pour les hommes, la beauté des femmes est une sorte de faire-valoir, constate Michèle Freud, psychothérapeute (auteur de "Mincir et se réconcilier avec soi", Albin Michel, 2003). Elle marque leur réussite sociale, ils la recherchent donc chez leurs partenaires. Les femmes, elles, déclarent facilement que la beauté masculine n'est pas un atout majeur. Certaines avouent même qu'elle leur fait peur, vivre avec un homme très convoité provoquant trop d'inquiétude. Elles attribuent plus d'importance à l'intelligence, à la puissance, au statut social, à l'humour, et se laisseront physiquement charmer par un détail ou une harmonie globale. »
La perception de la beauté et son importance dans les relations amoureuses se modifient au fil des ans. La puissance du beau impressionne les jeunes adultes. Ils sortent à peine de cette période de construction et de définition d'eux-mêmes où le physique est un élément prépondérant d'intégration ou de rejet. Socialisation, acceptation dans une tribu, rapports avec le sexe opposé ont été conditionnés en grande partie par les signes extérieurs. Aussi la beauté revêt-elle, à cet âge charnière, un caractère presque magique, elle est un véritable talisman. « Au sortir de l'adolescence, notre admiration pour la beauté prouve une forme de crédulité puisque l'on associe beauté du corps et beauté de l'âme, commente J.-D. Nasio (auteur "d'Un psychanalyste sur le divan", Payot, 2002), psychiatre et psychanalyste. On est alors attiré par elle comme le papillon par la lumière. Puis, après diverses expériences, on comprend qu'il n'y a pas forcément de lien entre les deux. Dès lors, on s'intéresse en priorité au ressenti intérieur. »

Dans la phase de construction du couple, la beauté reste une motivation, un référent, mais son rôle est plus déterminant dans la phase initiale d'approche que sur le long terme. « Si la beauté me semble un atout majeur pour séduire, pour multiplier les aventures, elle est beaucoup moins nécessaire pour un engagement sur la durée, estime J.-D. Nasio. Les trois facteurs qui comptent alors sont le partage d'activités et de paroles, une admiration mutuelle et une sexualité régulière et satisfaisante. »
Une fois la relation établie, et contrairement aux idées reçues, la beauté ne contribue pas nécessairement à exciter le désir et à le maintenir. Entrent en jeu une sensibilité, des élans façonnés tout au long de notre histoire personnelle et qui n'obéissent pas toujours, fort heureusement, aux diktats de la beauté ! « Il y a une grande différence entre trouver beau un individu et être attiré par lui, observe Alain Valtier (auteur de "La Solitude à deux", Odile Jacob, 2003), psychiatre, psychanalyste et thérapeute de couple. L'attachement physique est plutôt une affaire d'odeurs, de grain de peau, de timbre de voix. Ainsi, pour la plupart des femmes, celle-ci est, chez un homme, mille fois plus importante que sa beauté. »

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